Étude de cas
Un écrin éditorial et des salons privés pour le marché de l’art
Implantée à Paris, la galerie Von Berg & Cross défend un dialogue exigeant entre maîtres modernes du XXe siècle et plasticiens contemporains. Son ancien site, simple catalogue de vignettes sur fond gris, écrasait les formats et ne répondait ni aux attentes des conservateurs de musées ni à la confidentialité des ventes en foire.
Nous avons conçu une architecture à double lecture : une vitrine muséale épurée, rythmée par de larges vues d’accrochage, et un système de salons privés (Viewing Rooms) accessibles par QR code individuel lors des grands rendez-vous internationaux comme Art Paris au Grand Palais.
01 · La scénographie spatiale
Restituer l’échelle des œuvres et la lumière des salles
Sur un écran, une miniature isolée fausse toujours la perception d’une sculpture ou d’une grande toile. Le site privilégie donc les vues d’accrochage in situ : chaque pièce se découvre dans le volume architectural de la galerie, avec ses rapports d’échelle, ses portées d’ombre et la respiration des cimaises.
Aucune œuvre n’est recadrée par la grille. Les profils colorimétriques sont respectés d’un bout à l’autre de la chaîne graphique afin de restituer fidèlement la matité d’un pigment, le grain d’un lin brut ou la patine d’un bronze.

02 · Les salons privés
Des Viewing Rooms confidentielles, ouvertes par QR code en foire
Sous la verrière du Grand Palais ou dans les allées d’Art Basel, les pièces les plus convoitées du second marché ne sont jamais toutes accrochées sur les cimaises publiques. Nous avons développé pour les directeurs de la galerie des salons privés numériques disponibles sur seule invitation.
Lors d’un entretien sur le stand, le collectionneur reçoit un carton gravé portant un QR code nominatif : son téléphone ouvre instantanément une sélection confidentielle accompagnée des rapports d’état, des certificats et des conditions d’acquisition.

03 · Le style de catalogue
La rigueur typographique d’un catalogue raisonné
La direction artistique s’inspire de l’édition d’art helvétique : une grille asymétrique réglée au millimètre, une linéale neutre et un usage franc du blanc papier qui s’efface devant la polychromie des œuvres.
L’interface bannit tout artifice décoratif. Du répertoire des artistes aux pages d’expositions, seuls subsistent le nom, le cartel et les dates : la navigation garde le silence d’une salle de lecture pour laisser toute sa place au regard.

04 · La documentation scientifique
Provenance, historique d’expositions et bibliographie critique
L’acquisition d’une œuvre de premier plan repose sur la traçabilité de son parcours. Chaque fiche individuelle a été structurée comme une notice de musée, associant photographie haute définition, détails de matière et appareil documentaire complet.
Anciennes collections particulières, historiques d’expositions institutionnelles et références dans les catalogues raisonnés sont directement consultables, offrant aux conservateurs comme aux conseillers en art toutes les garanties attendues.

05 · Le référencement & l’IA
Rayonnement international, du Grand Palais aux grands répertoires d’art
Présente chaque printemps à Art Paris sous la nef du Grand Palais ainsi qu’à Bâle et Londres, la galerie doit capter l’attention des collectionneurs étrangers en amont de chaque foire. Chaque annonce de salon et chaque exposition embarque un balisage sémantique complet (dates de vernissage, emplacement du stand, œuvres présentées).
En alignant les fiches d’artistes sur les identifiants internationaux de référence (ULAN du Getty Research Institute, Wikidata), le site s’impose auprès des moteurs de recherche et des agents IA comme une source d’autorité sur ses artistes représentés.
